Pour vous donner un avant-goût…

Le PSSST ! Festival est une manifestation gratuite ouverte à tous et à toutes. 

Initié par des membres de l’association 23BIS, il présentera 7 courtes formes scénographiques et théâtrales. Entre 20 et 40 minutes chacune, elles proposeront sept manières différentes de s’approprier un même lieu. Elles vous plongeront dans sept univers particuliers et propres à chaque scénographe. Conçues sur l’année, et pensées comme sept chapitres, réfléchis séparément, elles prendront toutes part à une seule grande création collective qui  se déroulera dans un même espace, tout au long de la journée. La halle de La Grenze sera ainsi continuellement reconfigurée par le déploiement de chaque création qui s’emparera de l’espace et installera son univers, chamboulant la place des spectateurs. Le PSSST ! Festival souhaite ainsi offrir au spectateur la possibilité de découvrir ces créations comme il l’entend. Libre de ses entrées et sorties, il pourra assister à l’ensemble des représentations ou faire des pauses entre les créations et profiter de l’espace chaleureux de La Grenze et de son coin buvette. Il pourra alterner entre propositions en intérieur ou en plein-air, entre moments conviviaux et spectacles.

Vous serez ainsi amenés à participer à un plateau télé, à vous installer pour un voyage où les scènes/paysages surgissent et glissent, à arborer une forêt enchantée, à tournoyer au rythme d’un violon, à suivre une lanterne magique jusqu’au fin fond des mers et bien plus encore !

Voici un aperçu de ce qui est à venir dans cette version du PSSST ! Festival

Les insensés

Laurine FIRMIN

Est insensé ce qui est contraire au bon sens ; Ce qui entre en état de folie.

Juliette, c’est d’abord un corps, enfermé dans un espace mental : une folie qui lui appartient et qu’elle explore à l’intérieur d’elle-même. Perdue dans l’illusion d’un ailleurs qui pourtant la retient, elle ne discerne plus le rêve de la réalité.

Comment représenter le rêve sur scène ? Peut-on faire l’expérience d’une rêverie collective ?

Dans cette expérience sonore, immersive et fragmentée, Juliette s’étend dans l’espace, se dilate, résonne, devient multiple, invitant les spectateurs à partager et ressentir ce monde qui l’habite. Ainsi, l’imprévisible devient valeur d’échange.

Avec Nicolás Medero Larrosa (compositeur) ; Mireia Pellisa Martín (saxophoniste) ; Mélaine Gaudin (Percussionniste) ; Céline Perran (Chanteuse) ; Aiia Gonchar (danseuse) ; Jeanne L’Hommer (danseuse) ; Quentin Mervelet (danseur) ; Louise Chevenement (danseuse)

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C’est une colline qui se prend pour une île

Forme théâtrale immersive

inspirée de la réécriture de Moby Dick par Fabrice Melquiot

Margaux MICHEL

«Queequeg – Dans goutte d’eau, tout l’océan

Ishmaël – Tout l’océan ne suffit pas pour raconter la goutte d’eau.»

MELQUIOT, Fabrice, Moby Dick, p.57

Comment, à partir d’une goutte d’eau, évoquer l’océan? Ce projet interroge la place de celui qui déploie un univers jusqu’à immerger le spectateur.rice dans son monde. Le conteur vient chercher son public et l’invite à découvrir en image, en son, en chanson, l’expérience qu’il a vécue. Il joue le rôle de celui qui transmet une mémoire collective forte d’imaginaires, de rêves et de visions contemporaines. Ce personnage, c’est Ishmaël. Et il a besoin de prendre le large.

«Ishmaël – Nantucket! Prenez votre carte et regardez. C’est une colline qui se prend pour une île. C’est un brin d’herbe qui se prend pour une oasis. C’est trois brins d’herbe qui se prennent pour une prairie.»

MELQUIOT, Fabrice, Moby Dick, p.27

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photographie : Clémence Chiron

Et prendre mes jambes à ton cou

Clothilde Valette

J’ai envie de vous parler des rencontres qu’ils ont faites, ces corps qu’ils ont découverts. Ceux de vieilles femmes, maigres et tramblotants qu’ils avaient tenté de guider avec le plus de douceur possible, avec la crainte de les briser en deux. Ceux d’enfants sautillants qui les obligeaient à se pencher pour être à leur niveau et qui les faisaient rire dans l’application qu’ils mettaient à danser. Il y avait aussi les corps des vieux hommes raides qui leur enseignaient les pas avec plus ou moins de pédagogie. Avec plus ou moins de délicatesse. Il y avait ces garçons qu’ils avaient eu envie d’embrasser parfois. Il y avait ces filles qu’ils avaient voulu embrasser souvent.

Comment fait-on la fête aujourd’hui ? Comment fait-on groupe ? Quelle est la place de la rencontre dans notre société ? Celle du toucher, du contact, de la tendresse et de la sensualité ? Dans cette création il s’agit de proposer un espace qui autorise tout cela. Un espace à construire et à vivre ensemble.

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#fakenews #yourthenews #imakemyworld

Léa CHARDIN

Vous êtes confortablement installé dans votre canapé, comme à la maison, mais avec un public qui n’est peut-être pas votre conjoint ou votre progéniture, l’émission commence.

« Mesdames, Messieurs bonsoir ! Il est 20H00 et voici les titres de ce journal… »

Le présentateur énonce les titres de ce 20h00, vous prenez une seconde pour aller aux toilettes pendant le temps de pub. Et en seulement quelques pas vous vous retrouvez acteur de cette grande mascarade…

 « On appelle le numéro 10 sur le plateau 2 ! Je répète, le numéro 10 sur le plateau 2 ! »

Mais c’est vous ! Vous vous dirigez vers le plateau 2 et en quelque pas seulement, le pantouflard que vous étiez dans votre canapé devant la télévision devient une véritable star hollywoodienne sous le feu des projecteurs.

« Attention vous êtes filmé ! Envoyez les applaudissements ! »

Vos proches garderont un souvenir impérissable de votre passage en direct sur la grande chaîne TV du PSSST ! Festival.

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A l’horizon des champs de colza

Léa BROUSSARD et Elsa MARKOU

Les spectateurs, les uns derrières les autres, sont prêts au départ. Et de chaque côté, des fenêtres ouvertes sur la scène, sur le paysage. Ils la voient passer, comme une ligne de vie qui file de chaque côté. Comme des visions qui surgissent et glissent. Qu’ils saisissent ou laissent couler, à leur guise.

Des pieds qui passent. Des gens pressés. Des pieds qui quittent des chaussures pour en chausser d’autres. C’est un voyage qui file sur les rails, scandé par la lumière et le rythme des pas ; un couloir sombre qui, peu à peu, se déploie dans le mécanisme de la marche : pieds qui traversent, corps qui courent, mouvements suspendus, paysage qui déborde… Drôles de marcheurs qui transportent le monde sur leur dos, fleurissant de leurs traces le sol et l’horizon. Chaque passage est une forme de résistance au temps qui passe. La fin d’un cycle qui se renouvelle par le suivant, par un nouveau passage. 

En trois mots ? Un travail de la mécanique des objets et du paysage traversé, une poétique de la marche, une temporalité fragmentée par la résurgence de l’étrange(r).

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La vie de Galilée

Léo Moreau

Pour mon projet, je vais adapter dans une forme brève la pièce de théâtre écrite par Berthold Brecht La vie de Galilée. Certains extraits du texte viendront se confronter à une adaptation qui jouera sur des visuels et mises en action d’objets vivants, pensés d’abord de façon indépendante.